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Foudecactus.com

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Site dédié aux cactus (Cactaceae) et aux plantes succulentes (Asparagaceae, Asphodelaceae, Crassulaceae, Euphorbiaceae). Toutes les plantes présentées ici sont issues de ma collection personnelle. Gymnocalycium, Mammillaria, Turbinicarpus, Parodia, Astrophytum, Echinopsis, Ferocactus, Aloe, Copiapoa, Eriocyse, Notocactus, Kalanchloe, Cleistocactus, Echinocereus, Neoporteria, Echinofossulocactus...

Publié par foudecactus
Publié dans : #Biologie des cactus

 

Cet article sur les Cactaceae est paru en 1974.

 

Référence: Grande Encyclopédie Alpha des Sciences et des Techniques. Les Végétaux II

Grande Batelière, Paris - Editions Kister, Genève - Erasme, Bruxelles - Anvers. 1974

Remarque: la classification des Cactées ayant beaucoup évoluée depuis 1974, certaines données décrites ici peuvent être erronées. Cet article n'a qu'un intérêt historique.

 

               

          La famille des Cactacées (Cactaceae) ou Cactées groupe des plantes dites habituellement "grasses" à cause de leurs tiges d'aspect succulent; leur épiderme à cuticule épaissie et la réduction de leurs feuilles sont autant d'adaptations aux climats désertiques. Elles sont parfois épiphytes. Elles ont une tige de forme variable, sur laquelle se trouve des zones particulières, les aréoles, épineuses et velues, qui sont des bourgeons très réduits dont les épines sont les feuilles. Elles portent les fleurs ou se développent en rameaux. Les feuilles peuvent être planes, cylindriques, squamiformes, mais elles sont le plus souvent transformées en épines ou manquent totalement. Les aréoles sont à leurs aisselles. Les fleurs, solitaires, très voyantes, et parfois parfumées, peuvent être de très courte durée, et s'ouvrent fréquemment la nuit. Elles possèdent un périgone constitué par de nombreux éléments libres disposés en spirale. Ceux-ci sont tous colorés, mais les externes peuvent l'être différemment et méritent le nom de sépales. Il y a de nombreuses étamines. L'ovaire est infère et uniloculaire, et il contient de nombreux ovules; sa paroi porte des aréoles à l'aisselle de feuilles réduites, comme les rameaux végétatifs. Les fruits, charnus, sont de forme variable. Les graines sont en général muni de périsperme, et leur embryon est courbe. Spontanées dans les déserts d'Amérique, du Canada à la Patagonie, avec le seul genre Rhipsalis en Afrique, à Madagascar et à Ceylan, les Cactées se sont naturalisées dans d'autres régions, en particulier sur le pourtour de la Méditerranée, arrêtées seulement par l'humidité, qu'elles supportent rarement bien, et les basses températures. Leur aspect curieux et ornemental les fait largement utiliser en horticulture. Leur classification est très délicate. Elles comportent au moins deux mille espèces en un nombre de genres très diversement apprécié, deux cents environ. Les caractères des graines et de l'embryon les rapprochent des Centrospermales, de même que la possession de pigments azotés (bêtacyanines). Des aréoles s'observent d'ailleurs chez les Phytolaccacées. La disposition des tépales est en revanche originale. 

On cultive dans nos régions certaines des deux cents espèces du genre Opuntia, dont les tiges et les rameaux sont ronds (Cylindropuntia) et terminés par un bouquet de feuilles cylindriques, ou formés d'articles ("raquettes") aplatis (Platyopuntia) ou intermédiaires, et munis dans les deux cas de petites feuilles charnues, rapidement caduques, à leur extrémité. Les aréoles sont souvent pourvues de sortes de soies barbelées ou glochides. Les fleurs ont un beau périanthe blanc, jaune ou rouge.

Photo: Bavestrelli-Bevilacqua-Prato.

Raquette d'Opuntia. On observera que cette espèce est dépourvues d'épines.

 

Le figuier d'Inde (Opuntia ficus-indica) possède des raquettes vertes, glauques et plus ou moins épineuses, et des fleurs jaunes. Il est naturalisé en Europe méditerranéenne depuis environ quatre cents ans, et donne des fruits comestibles de couleur orangée, ombiliqués à l'extrémité, à écorce coriace, parsemés d'aréoles. La pulpe est douce, aromatique et contient de nombreuses graines. On utilise cette plante pour mettre en culture des terrains vierges comme des coulées volcaniques. Elle peut donner deux récolte par an. Leur consommation entraine une coloration rouge de l'urine.

Photo: C. Bevilacqua.

Figuier d'Inde (Opuntia ficus-indica).

 

Le figuier de Barbarie (Opuntia compressa = Opuntia vulgaris), originaire du nord-ouest de l'Amérique du Nord, a été introduit en Espagne, en Afrique du Nord, en Asie, dans le midi de l'Europe et jusqu'au sud de la Suisse. Cette espèce est plus petite et plus prostrée que la précédente. Elle possède des fleurs jaunes et des fruits rouges, qui sont eux aussi comestibles. On cultive également en Europe méridionale Nopalea cochinellifera , voisin des Opuntia, et qui est parasité par une cochenille (Coccus cacti), ; le tissus adipeux de la femelle et ses oeufs renferment une matière colorante (carmin de cochenille) . La plante est cultivée en Espagne et aux Iles Canaries pour l'obtention de ce produit utilisé encore en peinture et pour certaines colorations histologiques (cellulose, chromosome). Opuntia tomensota, aussi naturalisé en Europe méditerranéenne, a servi également à l'élevage de cette cochenille.

Photo: Bavestrelli-Bevilacqua-Prato.

Fruits de deux espèces d'Opuntia.

 

Les Cereus sont un genre cultivé en Europe depuis le XVIIe siècle. Ces plantes ont une tige dont la forme rappelle effectivement une série de cierges, avec des rameaux latéraux, sillonnés de côtes pourvues d'aréoles superposées. Les fleurs, nocturnes, ont des couleurs brillantes. Les baies peuvent être comestibles. Nous citerons notamment C. peruvianus, du Brésil et de l'Uruguay, de grande taille (15 m), très épineux, à fleurs blanches intérieurement et roses au dehors, le cierge bleu (C. azureus), d'Argentine et du Brésil, à tige fine, fortes épines noires et fleurs jaunâtres, et le cierge jamacaru (C. jamacaru), à grandes fleurs blanches, très prospère sur la Côte d'Azur. Les aiguilles des plantes âgées atteignent chez ce dernier 20 cm de long.

Photo: Bavestrelli-Bevilacqua-Prato.

Groupe de cactées communément appelées cierges (genre: Cereus).

 

La reine des nuits (Selenicereus grandiflorus), des Antilles, a une tige en forme de liane et possède des fleurs blanches nocturnes à tépales externes saumon. Elle a en outre des épines jaunes entourées de poils blancs et renferment des alcaloïdes cardiotoniques. 

Les Echinocereus, d'Amérique du Nord, sont le plus souvent de forme globuleuse. Ces plantes rustiques, que l'on cultive beaucoup, ont de belles fleurs jaunâtres ou pourprées, grandes, de longue durée, et épineuses sur l'ovaire. Parfois, leurs aréoles sont couvertes de longues soies ou encore épineuses. Elles sont très ramifiées dès la base et certains buissons ainsi formés comportent deux ou trois cents rameaux, comme chez E. stramineus.

Le genre Echinocactus groupe des espèces à tiges également globuleuse, déprimée au sommet, où éclosent pendant une courte période les fleurs, jaunes, entourées par une sorte de bourre et par des écailles. Nous citerons en particulier E. grusonii, à épines jaunes soufre, qui a l'aspect d'une grosse balle dorée. 

Photo: Bavestrelli-Bevilacqua-Prato.

Echinocactus grusonii, espèce à tige globuleuse.

 

 

Photo: Bavestrelli-Bevilacqua-Prato.

Echinocactus palmeri, en fleurs.

 

 

Photo: Bavestrelli-Bevilacqua-Prato.

Fleur d'Echinocactus grusonii, cultivar hildmanni.

 

D'autres espèces ont aussi une forme globuleuse et une tige à côtes verticales aréolées. Du sommet, très velu, les fleurs émergent et forment un céphalium. Melocactus communis, de la Jamaïque, à fleurs rouges, est appelé aux Antilles "tête de Turc".

Chez les Mammillaria, qui sont environ trois cents, la tige, basse, est hémisphérique ou cylindrique et courte, avec des tubercules mammiformes qui ne sont que des côtes divisées transversalement. Elles portent à leur sommet des aréoles à épines rayonnantes, de teintes variées. Les fleurs sont petites et colorées en jaune, rouge ou blanc, et naissent à l'aisselle ou au sommet des aréoles. Les fruits sont des baies qui prennent un an pour mûrir, ce qui fait qu'on peut avoir sur une même plante  des fleurs et des fruits rouges. Dans la nature, la prolifération est intense, et une centaine d'individus et plus se trouvent parfois réunies en colonie.

Photo: Bavestrelli-Bevilacqua-Prato.

Quelques spécimens de Mammillaria magnimamma.

 

On cultive par exemple, sur un mélange de terreau, de morceaux de calcaire et de brique pilée, Mammilaria elongata, dont les épines sont rayonnantes, M. spinosissima, à épines rigides, et M. elegans, à épines blanches, qui, comme tout un ensemble d'espèces de ce genre, donne un latex.

Photo: Bavestrelli-Bevilacqua-Prato.

Mamillaria gracilis var. pulchella, à épines blanches.

 

Les Gymnocalycium, à tige globuleuse et côtelée, les côtes étant découpées vers le haut en tubercules superposés, sont cultivés pour leurs longues fleurs blanc rosé, qui durent longtemps. La tige hémisphérique sans épines de de Lophophora williamsii, ou peyotl, du sud des Etats-Unis et du Mexique, contient un alcaloïde hallucinogène, la mescaline, qui n'est pas indolique, à la différence des autres drogues de ce type. Le peyotl est découpé en tranches et mastiqué par les Indiens; les vivions colorées sont typiques des hallucinations qu'il provoque, et Rouhier, vers 1920, l'appelait " la plante qui fait les yeux émerveillés".

Le genre Carnegia comporte une seule espèce, C. gigantea, de l'Arizona et du nord du Mexique, nommé en l'honneur de l'industriel Carnegie, et qui dépasse 15 m. Il caractérise les déserts de l'Arizona. Le tronc est cannelé, épineux, ramifié comme un candelabre. Les fleurs, de couleur crème et éphémères, émergent au sommet de la tige. Les fruits jaunes et à pulpe rouge, sont excellents et connus sous le nom de pithaya; on en fait des sirops, et on en tire par fermentations une boisson excitante.

Les Echinopsis ont une tige globuleuse, cannelée et épineuses; les fleurs qui ne sont pas rassemblées au sommet en un céphalium, à la différence des Melocactus, par exemple, éclosent la nuit et durent peu.

On cultive aussi largement les Zygocactus ou " épiphyllum", à tiges étalées, rameuses, articulées, aplaties et sans épines, et à fleurs rouges. Ces espèces vivent au Brésil en épiphytes sur les arbres tropicaux. La forme la plus utilisée est l'hybride Zygocactus x Rueckerianus, qui fleurit l'hiver. Les deux espèces de Nopalxochia, du Mexique, et leurs hybrides sont les "phyllocactus" , dressés, à grandes fleurs jaunes ou rouges. Les Pereskia, de Floride et de l'Amérique du Sud, sont exceptionnels, car ils ont des feuilles charnues de forme normale laminaire, avec pourtant des aréoles axillaires. Pereskia aculeata est cultivé en Amérique pour ses fruits comestibles. Les Pereskiopsis, du Mexique et du Guatemala, ont aussi des feuilles aplaties, mais possèdent des glochides. Ils semblent intermédiaires entre les Pereskia et les Opuntia.

Photo: Bavestrelli-Bevilacqua-Prato.

Les fleurs de Cactacées sont parmi les plus belles de la flore tropicale.

 

       Photo: Bavestrelli-Bevilacqua-Prato.

Détail d'un Ferocactus (sous-genre d'Echinocactus).                  

 

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